Suite aux épisodes pluvieux meurtriers de 2003, la métropole de Marseille a décidé de réagir. L’attractivité du territoire est très forte avec 21km de littoral et la page qui joue un rôle social extrêmement important. La pluie à un fort impact sur la qualité des eaux de baignade d’autant plus qu’il existe une réglementation stricte pour que la baignade soit autorisée : la loi littoral.

 

C’est pourquoi, Marseille a fait appel à SUEZ Eau en Provence et SERAMM pour mettre en place des solutions innovantes pour le littoral d’aujourd’hui et de demain.

 

Un littoral préservé

Le traitement des eaux usées est au cœur de la protection du littoral et de l’océan. Il faut pour cela : assurer une maintenance préventive pour un entretien constant du réseau, moderniser les infrastructures pour optimiser leur fonctionnement et gérer dynamiquement le pluvial pour limiter le déversement d’eaux usées dans le milieu naturel. A Marseille, il y a une action 24h/25 et 365 jours par an à travers 50 métiers pour préserver l’efficacité du réseau. Les agents SERAMM opèrent le curage des réseaux, procèdent à des inspections vidéo et des tests d’étanchéité. Ils réalisent chaque année un hydrocurage préventif des 10km de réseau du littoral. Par ailleurs, la métropole possède un modèle de gestion dynamique du pluvial : le climat méditerranéen l’expose à des risques de violentes intempéries qui entraîne des effluents qui drainent vers la mer une multitude de polluants. Pour cela, SERAMM a modélisé de nombreux scénarios pour mieux anticiper et décider. Ils déterminent l’organisation et les mesures à prévoir pour limiter les dégâts. De plus SERAMM assure la surveillance du réseau d’assainissement 24h/24 depuis un centre de supervision en collaboration avec la Métropole et la Mairie de Marseille et Météo France. Toutes ces actions de préservation se combinent à la capacité d’intervention massive de SUEZ en cas d’urgence. SERAMM l’a démontré plusieurs fois à Marseille lors d’intempéries, en particulier en 2003 ou en 2015 où une soixantaine d’agent ont évalué au plus vite les dommages des installations pour réapprovisionner au plus vite la ville en eau potable.

 

Un littoral connecté

Le Ph@re révolutionne la supervision de la terre à la mer afin d’anticiper la saturation des infrastructures et d’éviter les débordements d’eaux usées non traitées vers le milieu naturel. Grâce à 120 capteurs de niveau d’eau les équipes connaissent à distance l’état de charge du réseau d’assainissement et détectent en temps réel le moindre incident sur un équipement. Ce PC collecte également les appels des usagers qui détectent une anomalie sur le réseau. Enfin, il s’appuie sur des outils de Météo France et de la collectivité pour établir les procédures à suivre en cas d’intempéries.

Ensuite, HydroMER constitue une première mondiale quant à la gestion des eaux de baignade. Ce système combine une modélisation hydraulique des flux d’eaux usées et pluviales. Couplé au Ph@re, il permet d’évaluer par anticipation les débits et la qualité de l’eau dans le réseau d’assainissement et les stations d’épuration et, par conséquent, la qualité des eaux côtières. En cas d’alerte, il devient indispensable pour réglementer les accès aux plages exposées aux risques de pollution.

Enfin, grâce à l’application « Marseille Info Plages », les usagers peuvent accéder à une grande quantité d’informations en temps réel : la qualité de l’eau, la force du vent… Depuis 2016, chaque usager devient acteur en signalant toute altération qu’il constaterait sur la qualité de l’eau.

 

Un littoral régénéré

Grâce à cela, on remarque une revitalisation de la biodiversité marine et terrestre : plus de 200 bouquets et 65 modules de nurseries implantés en 2015 sur près d’1km de côtes.

 

Ces innovations littorales sont portées par SUEZ et rentabilisées par le prix de l’eau que paient les usagers.

 

Ondine de La Guéronnière