80% du plastique qui se trouve dans les océans est d’origine terrestre. Le problème est donc là : ce sont les pratiques citoyennes qui sont en jeu. C’est pourquoi il est plus important que jamais de mettre en place des actions de prévention et sensibilisation.

 

C’est la mission de Surfrider, association européenne crée il y a 28 ans et dont le siège social européen se situe à Biarritz. Nous avons eu l’occasion de rencontrer l’antenne de Surfrider Paris, qui fête ses 5 ans aujourd’hui.

 

Surfrider Paris est une antenne régionale qui agit au niveau local tout en respectant les requêtes du siège. A Paris, les missions sont assez diverses. Il y a d’abord les missions de sensibilisation sur les déchets aquatiques dans les écoles primaires via des ateliers pédagogiques d’une demi-journée, qui mobilisent 3 à 4 bénévoles. Il y a aussi des actions de sensibilisation qui s’adressent à un public plus âgé comme dans les festivals organisés par les mairies d’arrondissement (Solidays, We Love Green…). Il y a ensuite les collectes de déchet, une fois par an au début du printemps. L’objectif de ces collectes n’est pas le nettoyage, il s’agit en réalité d’une action de science participative : la collecte et le tri permettent d’alimenter une base de données des déchets et ainsi de faire remonter cette problématique des déchets pour ensuite faire des plaidoyers après des entreprises et députés. Par exemple, il y a 2 ans, les sacs plastiques ont été interdits en caisse dans les supermarchés. Enfin, l’association mène de plus petites actions tout au long de l’année comme des conférences ou des tables rondes.

Mais depuis l’existence de l’association, constate-on une amélioration de la propreté ? On constate que des actions sont nées comme l’interdiction des sacs plastiques ou la recherche sur les microfibres plastiques*. A l’échelle parisienne, on ne remarque pas encore d’amélioration significative de la propreté : sensibiliser tous les citoyens prend du temps. Cependant, la sensibilisation auprès de

s enfants est très efficace, leur appréhension est différente de celle des adultes. Ces derniers sont davantage sensibles aux collectes. L’important est d’adapter le discours à chaque individu.

 

©Surfrider Foundation – Antenne de Paris

 

Surfrider Paris compte 10 membres de bureau très actifs, une cinquantaine de bénévoles réguliers et 900 bénévoles ponctuels qui reçoivent de temps en temps un récapitulatif des missions à pourvoir. Les modes de financement de l’antenne sont principalement les dons des adhérents, la rémunération obtenue lorsque l’association mène des actions dans une entreprise et les différents appels à projet. Ceci suffit aux antennes pour mener à bien leurs projets tout au long de l’année. L’antenne possède également quelques partenaires comme des boutiques parisiennes où sont mis en place des systèmes de dépôt/vente d’éco box pour collecter quelques dons.

 

En ce qui concerne le développement de l’antenne, celle-ci ne grandit pas forcément mais sa notoriété si.

 

L’enjeu majeur selon Surfrider Paris en termes de sensibilisation est de continuer à faire passer le message que « jeter par terre, c’est jeter en mer », que 80% des déchets qui se trouvent dans la mer est d’origine continentale, non seulement faire passer ces messages mais les faire comprendre au plus grand nombre de personnes.

 

 

Ondine de La Guéronnière

 

 

*Nous vous invitons à lire notre article que le Microplastic Project